Comment installer/mettre à jour un programme sous Linux (ubuntu/debian/knoppix/…) en ligne de commande

Blabla d’introduction

Linux, c’est dur ! Où est ma corbeille ? Quel antivirus je dois mettre ? Je peux jouer ? et mon Microsoft Money, comment vais-je faire sans lui ?

Alalalalala, que de questions lorsqu’une courageuse personne quitte (même en partie) le monde de Windows pour essayer Linux ! Je ne vais pas ici tout expliquer (certains sites sont très bien faits et donnent toutes les réponses qu’une personne peut attendre => http://forum.ubuntu-fr.org/ pour ne citer que lui). Cela dit, on peut reprocher à ces sites de ne pas être assez accessibles pour les gens qui ne sont pas les rois de la recherche google ou qui ne veulent pas lire les 25 pages d’un forum pour espérer trouver la réponse convoitée !

Je vais simplement ici vous apprendre rappeler les quelques commandes nécessaires pour installer un logiciel sous Linux en ligne de commande. Je précise d’ores et déjà que je n’aborderai ici que les architectures basées sur le gestionnaire de paquets apt-get (non non, ne vous en allez pas, c’est juste pour que les gens qui connaissent déjà un peu tout ceci sachent ce qu’ils vont trouver ici), c’est-à-dire les distributions de type Debian, (K|X|eee)Ubuntu, Knoppix et consorts.

Un peu de théorie

Et oui, un peu de théorie car c’est toujours plus sympa de comprendre ce qu’on fait. Pour ceux que ça n’intéresse pas, sautez directement au paragraphe « Action ! » un peu plus bas dans l’article).

Windows est basé sur une architecture assez monolithique du point de vue de l’utilisateur, c’est-à-dire que lorsqu’on installe (ou qu’on utilise) Windows, c’est un « tout » figé que l’on a face à soi. Pas de possibilité de désinstaller une partie de Windows (Internet Explorer ou le lecteur Windows Media Payer par exemple) ou alors il faut pas mal bidouiller, pas de possibilité non plus de changer le gestionnaire graphique ou de réseau si on n’est pas satisfait de la manière dont celui-ci agit. Bref, c’est figé mais on ne peut rien y faire alors on s’habitue. D’un autre coté, il faut reconnaitre que des tas de gens ont développé des milliers de programmes, gratuits ou non, qui nous facilitent sacrément la vie quotidienne sur cet OS (et puis il faut avouer que Windows n’est pas si mal pour le premier venu notamment Windows XP (je garderai pour moi mon avis sur ce « formidable » OS truc qu’est Windows Vista)).

Linux, quant à lui, est complètement modulaire, il n’y a pas de système figé. c’est d’ailleurs un des grands troubles des gens qui souhaitent essayer « Linux », « Linux » n’existe pas en tant que tel. Il y a des dizaines de « Linux différents » voire des centaines si on considère que n’importe qui peut changer n’importe quoi dans le code source et refaire un nouveau « Linux ». Cela dit, une fois cette nébuleuse étape du choix de la distribution Linux qu’on souhaite voir installer sur son ordinateur passée, l’installation des logiciels est magique grandement facilitée.

Là où l’utilisateur sous Windows doit aller chercher son logiciel sur Internet (en gros cela consiste à télécharger un « .exe ») et l’installer (et répondre à un lot de questions qu’il ne comprend souvent même pas), l’utilisateur de Linux n’a qu’à dire à sa distribution (correctement configurée) le logiciel qu’il veut et celle ci ira télécharger toute seule le programme sur Internet et l’installera (correctement) sans besoin d’intervention humaine.

Comment cela est-ce possible ? C’est très simple, Linux connaît un certain nombre de serveurs Internet (appelés « dépôts ») sur lequels il va piocher les logiciels que l’utilisateur lui demande. C’est sur ces mêmes dépôts que le système va piocher l’ensemble de ses mises à jour.

Enfin, un dernier point utile à aborder concerne les mises à jour. Les logiciels présents sur Windows requièrent d’être mis (plus ou moins) manuellement à jour un à un ce qui est très pénible (en fait personne ne le fait seuls les fous le font) tandis que sur Linux, toutes les mises à jour tant coté système d’exploitation que logiciels installés se mettront à jour simplement en une seule étape (et qui ne requiert pas le redémarrage systématique de l’ordinateur).

Note: On m’a déjà posé cette question : « est-ce qu’un système d’exploitation s’installe ? ». La réponse est oui. Le système d’exploitation est un programme et, comme tout programme, il nécessite une installation. Cependant, il est néanmoins particulier dans le fait qu’il n’a pas besoin d’un autre programme pour fonctionner, il est autonome.

Action !

Comme je suis un adepte de la ligne de commande, je vais commencer par là.

Voyons tout d’abord comment mettre à jour les logiciels (on appelle ça des paquets) de son Linux. Il faut tout d’abord lancer une console (le truc noir tout moche et pas drôle dans lequel on tape des lignes incompréhensibles et qui nous répond en nous insultant avec des trucs pas cool du type « command not found »). Bref pour lancer un terminal (ou « shell »), cela dépend de l’OS utilisé (ça commence bien pour un truc soi-disant simple) : sous Xandros (EEEPC), il faut taper sur Ctrl+Alt+t (c’est-à-dire appuyer en même temps sur la touche « Control », la touche « Alt » et la touche ‘t’), sous Ubuntu, on peut appuyer sur « Alt »+F2 puis taper « xterm » et appuyer sur « Entrée ». Même chose sur Kubuntu mais en remplaçant « xterm » par « konsole ».

Note : En fait cela dépend de votre interface graphique : sous Gnome il faut faire comme expliqué pour Ubuntu, sous KDE, il faut faire comme expliqué pour Kubuntu.

Une fois votre shell lancé (exemple de shell vierge ci dessus), il faut taper les commandes suivantes :

sudo apt-get update

Cette commande va servir à ce que l’ordinateur regarde les versions des paquets présents sur les dépôts afin de pouvoir les comparer avec les versions des paquets présents sur l’ordinateur (et ainsi déduire les mises à jour qu’il a à faire). Il y aura besoin que vous tapiez votre mot de passe pour pouvoir exécuter cette commande.

Note: la commande « sudo » sert à taper une commande en tant qu’administrateur (= root sous Linux). Il se peut qu’il n’y ait pas besoin de la mettre et donc de devoir taper uniquement apt-get update). En ce cas, votre mot de passe ne vous sera pas demandé. Enfin, il se peut également que lmalgré la présence du mot « sudo » , on ne vous demande pas de mot de passe; ce n’est pas grave, l’essentiel est que la commande soit exécutée.

Par la suite, on va pouvoir lancer les mises à jour grâce à la commande :

sudo apt-get upgrade

Cette commande va demander à l’ordinateur de calculer les mises à jour à faire et de les faire (il vous demandera sûrement la confirmation avant de commencer effectivement à faire les mises à jour).

Et voila un beau système à jour.

Bon, c’est sympathique tout ça, mais pour installer un logiciel alors ?

Et bien, pour installer un logiciel, il suffit de faire

sudo apt-get install nom_du_paquet_a_installer

Un exemple : on souhaite installer le logiciel tellico (qui est un gestionnaire de collections (livres, DVD, …)). Il suffit de faire sudo apt-get install tellico pour que le logiciel s’installe tout seul.

TODO mettre un image de l’exécution de la commande sudo apt-get install tellico

et voilà, le logiciel tellico est installé. Pour le lancer, il suffit de taper tellico dans la console pour qu’il se lance.

Oui, mais si le logiciel que je veux ne semble pas être dans les dépôts ?

Il se peut que malgré votre super commande tapée, le système apt vous réponde par un message peu joyeux du type : « Couldn’t find package nimportequoi »

TODO mettre un image de l’exécution de la commande sudo apt-get install nimportequoi

2 causes peuvent être possibles : soit le logiciel ne porte pas exactement le nom que vous pensez, soit le logiciel n’est pas présent dans les dépôts.

Le logiciel ne porte pas exactement le nom que vous pensez

Dans ce cas, il faut trouver le nom exact du logiciel. pour ce faire il suffit de taper la commande :

sudo apt-cache search nimportequoi

Cette commande va vous donner le nom des différents pasquets que le système connaît et qui contient le nom nimportequoi. Il y a fort à parier que vous trouverez le votre. Il suffit après de taper la commande sudo apt-get install nomPrecisDuPaquetQueVousSouhaitezInstaller et cela devrait fonctionner.

Le logiciel n’est pas présent dans les dépôts

A ce moment là, il faut ajouter un dépôt supplémentaire dans le système. En soit, cela n’est pas très dur mais un peu plus compliqué quand même. Il y a un fichier dans votre système qui a la liste des serveurs sur lesquels votre système va chercher ses informations. Celui-ci est « /etc/apt/sources.list ». il va falloir l’éditer puis ajouter le dépôt qui vous intéresse.

La première étape est maintenant de trouver le dépôt à ajouter. Afin de faire simple, je vais ici vous donner les dépôts qui règleront 99% des problèmes. Notez que ca ne sert à rien d’ajouter ces dépôts si vous n’en avez pas besoin.

Nous allons ajouter quelques lignes à votre fichier /etc/apt/sources.list

Pour ce faire tapez la commande suivante :

sudo cat >> /etc/apt/sources.list

et tapez les lignes suivantes :

deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ lenny main
deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ lenny main
# non free
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ testing main contrib non-free
deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ testing main contrib non-free

puis appuyez sur Control+C (ce qui devrait vous remettre une ligne qui vous indique que le système est prêt à ce que vous entriez une nouvelle commande.

Une fois cette étape faite, vous pouvez ressayez les étapes pour standard d’installation (sudo apt-get update puis sudo apt-get install nomDuPaquet)

TODO expliquer comment trouver de nouveaux serveurs de dépôts sur Internet

Oui mais si la version du logiciel est trop vieille (les dépôts ne sont pas à jour je veux la toute dernière version !)

Dans ce cas là, il vous reste deux solutions : la première consiste à trouver sur Internet un paquet prêt à être installé sur votre système, la seconde solution consiste à compiler vous-même les sources du logiciel sur votre machine.

Attention : Utiliser l’une ou l’autre des méthodes vous condamnera à devoir par la suite mettre le paquet à jour manuellement ce qui est un peu galère si vous débutez

trouver un paquets deb

Alors là, pas de solution miracle ! Il vous faut chercher ! Ce que je peux vous dire, c’est que le fichier a une extension « .deb ».

En considérant que vous avez réussi à trouver ce fameux paquet tant convoité, il vous faut entrer la commande suivante :

sudo dpkg -i nomDuPaquetDeb.deb

et il devrait être installé.

installez à partir des sources du logiciel

Ce qu’on appelle les sources d’un logiciel, c’est le code (en langage de programmation) qui, une fois compilé, genère ce que vous avez l’habitude de voir quand vous utilisez le logiciel. Souvent, vous récupérez une archive en « zip » ou en « tar.gz » qui contient des tas de dossiers aux noms étranges, des fichiers aux noms encore plus étranges et un fichier souvent intitulé « README » ou « INSTALL ». C’est ce fichier que vous avez besoin de lire (et souvent de comprendre). L’objet de cet article n’est pas d’apprendre à compiler un programme donc je vais faire vite :

Avant tout, pour compiler il vous faut un compilateur. Le compilateur classique s’appelle gcc. Vous avez également besoin des librairies de compilation libc6-dev et enfin du système de makefile make ce qui donne la ligne de commande suivante :

sudo apt-get install gcc-4.1 libc6-dev make

Une fois tout ça installé, classiquement, il faut faire les étapes suivantes (je dis « classiquement » car seul le fichier « README » ou le fichier « INSTALL » peut vous donner la procédure exacte pour compiler le logiciel spécifique) :

décompressez l’archive téléchargée (en mode graphique ou par ligne de commande)

Allez dans le dossier que vous avez décompressé avec votre terminal (commande cd)

lancez la commande ./configure

puis lancez make puis make install

Si tout va bien, votre logiciel est installé (j’avoue, l’explication était succinte mais un jour peut-être je ferai un article un peu plus complet sur le sujet).

WordPress : Activer les extraits d’articles à la place des textes complets sur la page d’accueil

Blabla d’introduction

Il est assez classique que la page d’accueil d’un blog soit composée d’extraits des derniers articles parus sur le blog. WordPress, comme tout bon CMS permet une telle chose. Le seul problème, c’est que ce n’est pas aussi simple que prévu. Cet article présente la feinte à connaitre pour pouvoir arriver au résultat attendu.

Action !

L’idée est donc dans un premier temps de changer une partie d’un des fichiers du thème WordPress utilisé. Pour ce faire, allez dans le panneau d’administration de votre blog WordPress puis cliquer sur « Apparence » puis « Éditeur de thème ». Ensuite, choisissez le thème que vous utilisez pour votre blog dans la liste déroulante. La liste des fichiers possibles à modifier va apparaître sur la droite. Cliquez sur « page d’accueil (index.php) » [le code source apparaît dans le cadre de gauche].

Faites une recherche dans le code source de l’expression « the_content » et remplacez la par « the_excerpt » sans rien toucher d’autre puis enregistrez les modifications effectuées (bouton « Mettre à jour le fichier »).

Note: En théorie, il ne devrait y avoir qu’une seule occurence de « the_content » dans le code source.

Ensuite, vous devez vous assurer que tous vos articles ont leur champ « extrait » rempli . Si tel n’est pas le cas, le système prendra automatiquement les premières lignes des articles n’ayant pas d’extrait et considèrera ces premières lignes comme des extraits. Cela ne pose pas de problème particulier mais risque de ne pas exprimer clairement ce que recèle votre article.

De toutes manières, on peut ultérieurement compléter ou remplacer ce qui est dans le champ extrait de n’importe quel article en l’éditant et en cherchant le champ intitulé « extrait » (tout simplement).

Enfin, la dernière étape consiste à activer l’affichage des extraits en lieu et place des articles complets. Il faut donc aller (toujours dans votre panneau de configuration) dans la rubrique « Réglages » puis « Lecture » et cliquer sur l’option correspondante intitulé « Pour chaque article, fournir…. » et choisir l’option voulue.

L’étape rayée ci-dessus est inutile. Suite au « hack » de code que vous avez fait, l’option « Pour chaque article, fournir…. » n’a plus aucune incidence sur l’affichage de votre page d’accueil (ce qui, à priori, ne devrait pas beaucoup vous gêner).

Configurer un compte IMAP sous Mozilla Thunderbird avec un compte mail boulaire.com

Blabla d’introduction

Le serveur boulaire.com propose entre autres choses un serveur de mail. Celui-ci peut « être attaqué » en POP3, IMAP, POP3S (POP3 version sécurisée) et IMAPS (IMAP version sécurisée).

Note : Il peut également être utilisé via une interface web mais ce n’est pas le propos de l’article.

Note 2 : La version du protocole IMAP utilisée est la version 4.

Cet article est la configuration pas à pas d’un client « lourd » pour avoir ses mails sur son ordinateur. En tant que client « lourd », on retrouve les 3 plus connus : Outlook (Windows) qui est effectivement un client lourd voire « relou », Mozilla Thunderbird (Windows/Linux) et Evolution (Linux). L’exemple de configuration sera ici donné avec thunderbird.

Pour rappel, pour connaître (ou se remémorer) les immenses avantages du protocole IMAP (notamment face au protocole POP3), je vous invite à consulter cet article : http://dit.epfl.ch/page47918.html

Action !

Après avoir installé thunderbird sur votre ordinateur et l’avoir lancé, vous devez voir apparaître la fenêtre suivante (si ce n’est pas le cas, pas de panique ! Il suffit de faire Outils->Paramètres des comptes puis de cliquer sur « ajouter un compte »):

A cette étape, il faut cliquer sur « suivant »:

Le nom qui vous est demandé sera celui affiché lorsqu’une personne recevra un mail que vous lui avez envoyé. Quant à l’adresse de courrier, c’est l’adresse qui apparaîtra quand il cliquera sur « répondre ». Ainsi, l’usage du serveur de mail boulaire.com peut être invisible pour vos correspondants si vous spécifiez dans ce champ une autre adresse mail que celle en « @boulaire.com ».

Après avoir cliqué sur « suivant », la fenetre suivante devrait s’ouvrir :

Comme on souhaite utiliser un compte IMAP, il faut cliquer sur « IMAP » et remplir les champs comme montré dans l’image suivante (on met « boulaire.com » dans les deux champs) :

Par la suite, vous devez spécifier vos noms d’utilisateur sortant et entrant. Concernant le serveur boulaire.com, ceux-ci sont identiques et sont de la forme : nomUtilsateur@boulaire.com

Attention à bien spécifier le « @boulaire.com ». Cela fait partie intégrante du nom d’utilisateur !

Il ne vous reste plus qu’à spécifier un nom pour identifier votre compte sous thunderbird (ce qui n’a en fait aucune influence sur la configuration proprement dite) et à entrer votre mot de passe quand le programme vous invite à le faire.

Note : lors de l’envoi d’un mail, il vous sera demandé de vous identifier également en entrant votre mot de passe (le même que pour la réception).

Note 2 : la connexion utilisée ici n’est pas sécurisée.

Allez un peu plus loin dans la configuration.

Pour plusieurs raisons, vous pouvez avoir envie de retourner voir la configuration de votre compte de messagerie. Pour ce faire, il faut cliquer sur Outils->paramètres des comptes ce qui vous fera apparaître une fenêtre de ce type :

Les paramètres que vous voyez apparaître peuvent notamment vous permettre de crypter votre communication si vous souhaitez augmenter le niveau de sécurité. Pour cela, il faut changer le numéro de port de 143 à 993 (port IMAPS) et cliquer sur « SSL » dans le cadre intitulé « Utiliser une connexion sécurisée »

Résumé des paramètres :

serveur entrant : boulaire.com

serveur sortant : boulaire.com

port : 143 (IMAP), 993 (IMAPS)

Cryptage (si IMAPS) : SSL

nom d’utilisateur entrant : nomDeVotreCompte@boulaire.com

nom d’utilisateur sortant : nomDeVotreCompte@boulaire.com

Changer l’ordre de démarrage de GRUB

Blabla d’introduction

Plusieurs personnes m’ont déjà posé cette question : « J’ai un multiboot et j’aimerais que ce soit Windows qui démarre par défaut mais c’est Ubuntu qui démarre. Comment fait-on pour changer ça ? »

Jusque là, rien d’étonnant; c’est sûrement le quotidien de bon nombre de personnes qui font de l’informatique. Cependant, pour la première fois aujourd’hui, on m’a demandé l’inverse : que ce soit Ubuntu qui démarre par défaut à la place de Windows. Mon sang n’a donc fait qu’un tour et je me suis fendu d’un article sur le sujet.

Il y a deux solutions pour avoir un résultat quasi semblable : la première consiste à changer l’OS (Operating Système = système d’exploitation = Windows, Linux ou MacOS) qui est lancé par défaut. La seconde solution consiste à ce que l’ordinateur lance par défaut le dernier OS lancé.

Action !

Quelle que soit la solution choisie, il faut pour commencer booter (démarrer) sous Linux et éditer le fichier /boot/grub/menu.lst

Attention à bien l’éditer avec les droits administrateurs sinon vous ne serez pas autorisé à le sauvegarder. Pour ce faire, lancez votre éditeur en ligne de commande précédé de la commande sudo (sous Ubuntu) ou directement à partir d’une console ayant les droits administrateurs (commande su sous Debian par exemple) ce qui nous donne au global une commande qui peut ressembler à celle-ci:

sudo gedit

le fichier devrait ressembler à quelque chose de ce type là :

# menu.lst - See: grub(8), info grub, update-grub(8)
# grub-install(8), grub-floppy(8),
# grub-md5-crypt, /usr/share/doc/grub
# and /usr/share/doc/grub-doc/.

## default num
# Set the default entry to the entry number NUM. Numbering starts from 0, and
# the entry number 0 is the default if the command is not used.
#
# You can specify 'saved' instead of a number. In this case, the default entry
# is the entry saved with the command 'savedefault'.
default 0

## timeout sec
# Set a timeout, in SEC seconds, before automatically booting the default entry
# (normally the first entry defined).
timeout 5

# Pretty colours
color cyan/blue white/blue

## password ['--md5'] passwd
# If used in the first section of a menu file, disable all interactive editing
# control (menu entry editor and command-line) and entries protected by the
# command 'lock'
# e.g. password topsecret
# password --md5 $1$gLhU0/$aW78kHK1QfV3P2b2znUoe/
# password topsecret

#
# examples
#
# title Windows 95/98/NT/2000
# root (hd0,0)
# makeactive
# chainloader +1
#
# title Linux
# root (hd0,1)
# kernel /vmlinuz root=/dev/hda2 ro
#

#
# Put static boot stanzas before and/or after AUTOMAGIC KERNEL LIST

### BEGIN AUTOMAGIC KERNELS LIST
## lines between the AUTOMAGIC KERNELS LIST markers will be modified
## by the debian update-grub script except for the default options below

## DO NOT UNCOMMENT THEM, Just edit them to your needs

## ## Start Default Options ##
## default kernel options
## default kernel options for automagic boot options
## If you want special options for specific kernels use kopt_x_y_z
## where x.y.z is kernel version. Minor versions can be omitted.
## e.g. kopt=root=/dev/hda1 ro
## kopt_2_6_8=root=/dev/hdc1 ro
## kopt_2_6_8_2_686=root=/dev/hdc2 ro
# kopt=root=/dev/hde13 ro

## default grub root device
## e.g. groot=(hd0,0)
# groot=(hd0,5)

## should update-grub create alternative automagic boot options
## e.g. alternative=true
## alternative=false
# alternative=true

## should update-grub lock alternative automagic boot options
## e.g. lockalternative=true
## lockalternative=false
# lockalternative=false

## additional options to use with the default boot option, but not with the
## alternatives
## e.g. defoptions=vga=791 resume=/dev/hda5
# defoptions=

## should update-grub lock old automagic boot options
## e.g. lockold=false
## lockold=true
# lockold=false

## Xen hypervisor options to use with the default Xen boot option
# xenhopt=

## Xen Linux kernel options to use with the default Xen boot option
# xenkopt=console=tty0
## altoption boot targets option
## multiple altoptions lines are allowed
## e.g. altoptions=(extra menu suffix) extra boot options
## altoptions=(single-user) single
# altoptions=(recovery mode) single

## controls how many kernels should be put into the menu.lst
## only counts the first occurence of a kernel, not the
## alternative kernel options
## e.g. howmany=all
## howmany=7
# howmany=all

## should update-grub create memtest86 boot option
## e.g. memtest86=true
## memtest86=false
# memtest86=true

## should update-grub adjust the value of the default booted system
## can be true or false
# updatedefaultentry=false
## ## End Default Options ##

title Debian GNU/Linux, kernel XXXXXXXXXXXXXX
root (XXX,X)
kernel /XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
initrd /XXXXXXXXXXXXXXXXXX
savedefault

title Debian GNU/Linux, kernel XXXXXXXXXXXXX (recovery mode)
root (XXX,X)
kernel /XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
initrd /XXXXXXXXXXXXXX
savedefault

title Debian GNU/Linux, kernel XXXXXXXXXXX
root (XXX,X)
kernel /XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
initrd /XXXXXXXXXXXXXXXXXXX
savedefault

title Debian GNU/Linux, kernel XXXXXXXXXXXXX (recovery mode)
root (XXX,X)
kernel /XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
initrd /XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
savedefault

title Debian GNU/Linux, kernel XXXXXXXXXXXX
root (XXX,X)
kernel /XXXXXXXXXXXXXXXXX

### END DEBIAN AUTOMAGIC KERNELS LIST

Première solution : démarrer toujours le même OS par défaut

Ce qui nous intéresse dans ce cas, c’est la ligne « default 0″. Cette ligne nous donne le système
d’exploitation qui sera demarré par défaut si on ne touche à rien.
L’ordre des OS est l’ordre qui figure au bas du fichier là où les lignes commencent par « kernel ».
Le premier OS (dans notre cas « Debian GNU/Linux, kernel XXXXXXXXXXX ») porte le numéro 0, le second OS
(« Debian GNU/Linux, kernel XXXXXXXXXXX (recovery mode ») porte le numéro 1 et ainsi de suite jusqu’au dernier.
Il suffit donc de changer le numéro 0 par le numéro correspondant à l’OS qu’on souhaite voir démarrer par défaut.

Une fois ce changement de numéro fait, enregistrez le fichier et fermez-le. La modification sera effective au prochain redémarrage.

Seconde solution : démarrer sur le dernier OS utilisé

Si l’on souhaite utiliser l’OS qu’on a lancé la fois précédente, il faut configurer différemment le fichier menu.lst.

D’une part, la ligne « default 0″ doit être remplacée par « default saved » .

D’autre part, il faut veiller à ce que les différents OS qu’on lance et pour lesquels on souhaite que le système se souvienne qu’il ont été lancés dernièrement comporte bien la ligne « savedefault » en dessous de la ligne « initrd …blablabla… ». C’est généralement le cas sans que l’utilisateur ne doive intervenir.

Une fois ce(s) changement(s) efféctué(s), enregistrez le fichier et fermez-le. La modification sera effective au prochain redémarrage.

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